La Mauritanie : une traversée pleine de surprises !

Yo la famille,

Me voici en Mauritanie, dans un article unique qui te contera ma traversée de ce beau pays aux surprises multiples. Si tu prends la lecture en cours je te conseil de te référé aux articles précédents, sinon tu risque d’être un peu perdu…

Le no-mans land : la mare aux caïmans

On passe enfin le poste de contrôle marocain et on accède au no-mans land juste derrière. C’est un espace de 5km entre les deux postes frontières, Samba et Papis appellent ce lieux la mare aux caïmans et je vais vite comprendre pourquoi !

Road Trip Mauritania

Quand on arrive, deux types viennent à notre rencontre, se sont des transitaires comme on les appellent officiellement. En gros les mecs font toutes les démarchent pour toi, et t’as pas vraiment le choix car si tu ne passe pas par eux les douaniers mauritaniens sont bien moins cool et peuvent facilement te refuser l’entrée pour rien. Papis me racontera une anecdote pendant la traversée, une fois il est pas passé par les transitaires, les mauritaniens l’ont allumé au niveau des prix et l’on laissé dans le no mans land quand il a refusé de payer. Bon c’est vrai qu’il a dit au douanier mauritanien que c’était des voleurs et qu’ils abusaient sur les prix, qu’il allait passer par dessus sa tête pour aller au Sénégal. Le mec comprenais pas l’allusion, il lui a expliqué que ça lui coûtait moins cher de prendre l’avion et de survoler le pays. Les mauritaniens n’ont pas le sens de l’humour et déteste les noirs, l’esclavage existe en Mauritanie, c’est un esclavage de caste entre les différentes tribus sahraouis et les tribus noires sont réduites en esclavage. Pas un pays occidental n’envahira la Mauritanie pour faire respecter les droits de l’Homme, on s’en fout en occident, la Mauritanie est alliée du Qatar et le Qatar est allié de l’OTAN. Papis passera pas la nuit dans le no mans land, un douanier sahraoui noir le fera rentré discrètement après la fermeture de la frontière et le renverra en direction du Maroc le lendemain avant l’ouverture.

Road Trip Mauritania

Mais pour l’instant je ne connais pas encore l’anecdote, j’observe le paysage pendant que les négociations commencent avec les différents transitaires. Je suis en fait au milieu d’une casse géante, des cadavres de voitures plus ou moins désossées bordent la piste, je n’en croit pas mes yeux et ne comprends pas encore le pourquoi d’un tel nombre d’épaves, mais ça aussi je vais vite le comprendre grâce à Papis. Il connaît deux transitaires, c’est par eux qu’on va passer. Les mecs montent dans le fourgon, nous on suit. Papis m’explique que les transitaires connaissent la piste, il y a de la vie dans ce no mans land mais on la voit pas. Toute une bande de sahraouis passent leurs nuit à créer des pièges pour accidenter les voitures, ils font des traces avec les 4X4 pour t’emmener dans ces pièges. Si tu t’enlise faut payer pour qu’on te sorte de là, si tu pète une pièce à cause d’une pierre bien placée tu peux acheter la pièce sur place et te la faire remplacer, si ta voiture est morte on te rachète l’épave une misère et la voiture est désossée pour réparer les suivantes ! Tous les moyens sont bons pour gratter un petit billet, ce pays qu’on m’a décrit comme arriéré est finalement bien au fait des méthodes du capitalisme et sait l’appliqué !

Road Trip Mauritania

Conseils aux voyageurs, il est possible de passer sans transitaire si vous êtes titulaires d’un passeport européen et que vous êtes blanc, mais mieux vaut ne pas être seul, s’arrêter souvent et tester a pied les différentes pistes. Pas trop de risques d’agression apparemment, mais perso je m’y risquerai pas trop. C’est comme une assurance les transitaires, eux connaissent le chemin et de toute façon vivent eux même dans le no mans land ou aux abords de la frontière coté mauritanien. Dans les épaves de camions on peut voir des matelas, les mecs dorment là !

Road Trip Mauritania

Papis me racontera aussi qu’une année il a croisé un gambien qui voulait rejoindre l’Europe, il était bloqué la depuis 4 mois et faisait la manche auprès des voitures en transit pour avoir un peu d’eau et de nourriture, l’argent ne l’intéressait pas, l’argent ça se mange pas ! Toutes ces anecdotes font froid dans le dos, la Mauritanie est un pays hostile et c’est pas du bluff, je vais ressentir le racisme tout au long de ma traversée, racisme envers l’Afrique subsaharienne de toute part et racisme envers les européens au sein de la population. Les militaires et les flics mauritaniens eux sont plutôt cool avec les européens, et pour cause, les ambassades européennes exigent que leurs ressortissant se signalent avant l’entrée sur le territoire. En bon Slim que je suis je ne l’ai pas fait, je traverse, je vais pas perdre mon temps à devoir me présenter à l’ambassade de France !

Road Trip Mauritania

La traversée va durer près de 25 minutes, on roule à peine plus rapidement que si on traversait à pied, il n’y a que ces pistes piégées et il ne faut pas se planter si on veut pas dormir là, et j’te le promet j’ai pas envie de dormir dans ce lieux de perdition. On arrive enfin en vue du poste frontière mauritanien, on en voit le bout, enfin !

PK-55, le poste frontière coté mauritanien

Il est 17H55 quand on passe le poste frontière il nous reste 5 minutes pour engager les formalités. Je pars au pas de course avec un des deux transitaires, il récupère aussi les passeports sénégalais de Papis et Samba qui prèfèrent passer avec leur passeport vert plutôt que rouge, ça leur évite de payer le visa qui vaut la modique somme de 120€, pour traverser un pays ça fait cher ! Par contre le passeport leur sera confisqué et redonné à la sortie du territoire, il faut pas changer d’avis en cours de route car ton passeport se retrouve au poste de sortie indiquée, d’ailleurs la logique veut que tu parte avec le convois de véhicule qui va a ton poste frontière. Je me dépêche de suivre le transitaire, je me retrouve dans le bureau des douaniers mauritaniens, il me font une prise d’empreinte et vérifient qu’elles correspondent à mon passeport biométriques, ils me questionnent à propos de mon trajet, se parlent entre eux en arabe et rigolent, j’ai l’impression qu’ils se foutent de ma gueule et c’est le cas. Quand je regarderais mon visa biométrique qui ressemble étrangement à une carte d’identité française, je me rendrais compte qu’ils ont pris la pire photo qu’il pouvait prendre je suppose que c’est ça qui les faisaient rire ! Je paye le visa en euros, les dirhams ne seront pas acceptés pour moi.

Road Trip Mauritania

Une fois mon visa en poche, je rejoins mes amis et l’on se dirigent vers la douane mauritanienne. Les douaniers font flippé, ils ont tous le visage couvert d’un cheich kaki et des lunettes de soleil, ils ont pas l’air de blaguer du tout ! Un douanier arrive avec son chien et commence a ouvrir les portières de la voiture pour faire renifler le chien. Le chien ne ressemble à rien, on dirait un chien errant récupérer pour l’occasion, une sorte de bâtard genre berger allemand au poil court. Le chien sniffe l’avant du véhicule, puis passe à la banquette arrière ou se trouve mon sac à dos, et la le même scénario qu’en Espagne se reproduit, le chien saute sur mon sac et ne veux plus le lâcher ! Il est vrai que j’ai fumé à Dakhla et sûrement que les vêtements à l’intérieur de mon sac ont gardé l’odeur ! Le douanier me regarde et me demande si c’est mon sac, je réponds par l’affirmative, je fais pas le fier et ce n’est pas feinté, dans ma tête se des images de Bagdad Café surgissent et je me voit finir ma vie dans une prison mauritanienne.

« – Monsieur, toi tu fume ?

– Oui, mais il n’y a rien dans le sac, le chien doit sentir l’odeur sur mes vêtements

– … (regard inquisiteur du douanier qui reste muet pendant que le chien prends mon sac pour son repas)

– Vous voulez que je sortent toutes les affaires pour vérifier ?

– Non c’est bon, t’as pas l’air de mentir il n’y a rien dans ce sac »

Et le douanier ouvre le coffre et le fait renifler au chien. Moi je reste sur le cul, je m’attendais au pire mais pour le coup ce douanier me semble moins con que son homologue espagnol.

Une fois la voiture contrôlée c’est au tour du camion d’être fouillé, un douanier monte à l’arrière du camion avec un des transitaire, chacun redescendra avec un objet, un vieil ordi portable pour l’un, un pot de 5 kilo de lait en poudre première âge pour l’autre. Papis ramenait se lait au pays pour sa femme mais c’est la femme du douanier qui en profitera. On sort enfin du poste frontière et on est invité a rentré sur le parking des convois, un coté pour le convois vers le Sénégal, l’autre pour le convois vers le Mali, une partie pour le convois des voitures, l’autre pour le convois des camions. Il n’y a plus que le convois des camions pour le Mali qui partira ce soir, mais il reste encore un tas de formalité à faire, c’est les transitaires qui s’en occupent … Ils sont efficaces, c’est le moins qu’on puisse dire. Très rapidement la Merco est intégrée au convois des camions, un douanier charge une caisse de fruit et légumes rackettée à un camion du convois pour le Sénégal. Ici tout le monde se sucre et t’as pas vraiment le choix. Le douanier est responsable des passeports verts de tout le convois, c’est lui qui les donnera au poste frontière de sortie, et si il charge sa caisse de fruits et légumes dans notre voiture c’est qu’il a jeté son dévolu sur ce véhicule pour son transport personnel ! Papis qui connaît bien le transitaire lui explique qu’il est pas très chaud pour transporter le douanier, qu’on est fatigué et qu’on préférerait dormir dans la petite auberge juste à coté de la douane. Pas de problème, tout se négocie car tout se paye. Le douanier décharge son butin et le charge dans un autre véhicule.

Pendant toutes ces transactions moi je surveille les deux véhicules, je suis souvent laissé seul vu que je n’avais qu’un visa à prendre. J’en profite pour discuter avec un français qui vient de Valence, il va lui aussi vendre une voiture au Mali, je lui donne le tuyau qu’avec un petit billet il pourra peut être s’intégrer à notre convois de camions, mais il est pas passé par les transitaires, alors pour lui ce sera le convois du lendemain soir. Pourtant il est arabe, mais le passeport rouge n’est pas si bien vu que ça quand tu n’est pas blanc, encore une vision du racisme mauritanien, les mecs aiment vraiment personne … on discute aussi de mon voyage, j’en profite pour lui donner l’adresse de mon blog. Si tu lis ces lignes j’espère que la suite s’est bien passée pour toi. Une sorte de solidarité se crée très vite entre les gens ici, c’est que l’ambiance est plutôt oppressante et que chacun à besoin d’extérioriser ses impressions.

Road Trip Mauritania

Le convois va partir, on va pouvoir sortir de ce putain de parking, j’avoue que je sature et le mot est faible. Il reste à payer les transitaires qui ont avancé tous les frais jusqu’à maintenant, la note est salée, presque 1000€ pour les deux véhicules. Papis et Samba négocient le prix, les transitaires commencent à monter le ton. J’imagine déjà la situation dégénérée et partir en bagarre, les mecs ont l’air pas content du tout que l’on se sente truander. Ils nous font le détail des différents frais qu’ils ont du payer : la douane pour chaque véhicule, le prix du convois, le visa de Kader, les frais de parking, et ils nous jurent qu’ils ne se prennent rien pour eux. Papis m’envoie discrètement faire le tour des véhicules pour savoir combien eux ils ont payé, c’est surtout le prix pour le fourgon frigorifique qui paraît cher, et il l’est ! Je parle à un malien qui remmène un fourgon non frigorifique, il a payer un peu plus de la moitié de ce qu’ils nous demande, je viens faire mon rapport à Papis qui va se servir de mes informations pour négocier. Mais va négocier avec des mecs qui rincent tous les douaniers du coin, autant se tirer une balle dans le pieds direct ! Finalement ils payerons la somme exigée, pas le choix.

On sort enfin du parking et on s’arrête à l’auberge. La nuit nous coûtera cher, un repas composé de poulet sans rien d’autre, pas d’eau dans les douches et les chiottes, une chambre pour tous les quatre, pas dégueu la chambre mais pas si propre non plus. Pendant le repas j’apprends que Samba est peintre, il me montre des photos de ce qu’il peint, il est vraiment fort. On dirait de l’image faite par ordinateur, mais c’est un vrai tableau il n’y a pas de doute. Il me parle du Sénégal et de tous les endroits qu’il faudrait que je visite, il me montre des photos et ça donne envie, ça à l’air beau tout ça …

J’ai du mal a trouver le sommeil un douanier et le gérant discute toute la nuit à grand bruit. Vers 2H du mat je m’endors enfin, les discutions du dehors se sont tuent et je rejoint le concert de ronflement, je ne manque pas de participer à la fête

PK-55 → Nouakchott : Désert, contrôles et esclavage moderne …

à 4H du mat on se lève et on prends la route en direction de la capitale mauritanienne ou je finirais le voyage seul. La route commence de nuit, je suis déjà fatigué de ma courte sieste et la journée s’annonce longue. Mes trois amis eux sont crevés, ça fait 21 jours qu’ils ont quitté la France, leurs péripéties ont été multiples et ils ne sont pas au bout de leur peine. Je fais le copilote, je parle avec Papis tout en surveillant que le camion nous suive bien. Papis m’explique que la route est bien meilleure que la piste qu’il y avait avant. La route à été financée par le Maroc afin que les camions puissent circuler plus rapidement, histoire d’amélioré les échanges économiques entre les deux pays. J’ai vraiment l’impression que la Mauritanie c’est le pays ou tout est payé par les autres, le passage à la douane, les routes pour faire circuler tes camions, les bakchichs …

Road Trip Mauritania

Régulièrement on tombe sur des barrages de police, ou de militaires, ou sanitaires. A chaque barrage c’est la surprise. Certains nous contrôle avec le sourire, bon on peut pas vraiment le voir sous le turban mais on l’entend et le on voit dans les yeux, d’autres sont carrément hostiles. Un des contrôles a faillit très mal se passer. On s’arrête au stop avant le barrage avec Papis, après trois bonnes minutes d’attente on a l’impression que le militaire nous fait signe avec sa lampe, on redémarre et s’arrête à sa hauteur. Le mec à l’air grave énervé, voir carrément en colère. Il commence à agresser Papis verbalement :

« -Pourquoi tu t’es pas arrêter au stop ?!

– On s’est arrêter, vous nous avez fait signe de venir …

– J’ai pas fait signe ! Pourquoi tu t’arrête pas sur le coté de la route, tu bloque le passage là !

(à noter qu’aux précédents barrages on s’est toujours arrêter ainsi le temps du contrôle des papiers du véhicule et des passagers, de plus le seul véhicule derrière nous a cette heure matinale c’est le camion avec Samba et Kader)

– Ben si vous voulez que je me gare sur le coté il faut me l’indiquer !

– Coupe le moteur !

(Papis s’exécute)

– Coupe les phares ! Allume l’habitacle !

(Papis s’exécute de nouveau)

– Papiers du véhicule, permis de conduire, passeports »

On donne tout les papiers nécessaires, moi comme à chaque fois je fournis mon passeport plus la fiche de renseignement que j’avais préparer qui reprends l’intégralité des informations de mon passeport ainsi que ma profession et ma destination ce qui fait gagner du temps en général. Le militaire prends le tout, se barre fait signe au camion d’avancer lui indique de se mettre sur le bas coté de la route. Il revient vers nous me rends le passeport mais garde les papiers du véhicule et le permis de Papis !

« Gare toi sur le coté je m’occupe de ton cas après ! »

Road Trip Mauritania

Et nous voilà sur le bas coté pendant que commence le contrôle du camion, le jour se lève. Le camion est à une dizaine de mètre devant nous, le militaire fait ouvrir le coffre à Kader. Je décide de descendre me fumer une clope et raconté ce qui est en train de se passer à Samba qui est toujours dans le camion. Je lui parle vite fait, le militaire me regarde avec insistance, je bat en retraite et commence à me redirigé vers la Merco. Quand je passe à sa hauteur il m’interpelle et me demande si je connais Papis. Je réponds par l’affirmative, que c’est un ami, et contre toute attente il me rend les papiers de Papis et me dit qu’on peut partir. Je remonte dans la voiture, et on attends que le contrôle du camion soit fini. Le militaire s’excite avec sa lampe pour qu’on redémarre, c’est ce que l’on fait pour s’arrêter deux cents mètres plus loin et on reprend notre attente qui dure une bonne dizaine de minutes. On suppose avec Papis que ma peau blanche et mon passeport français nous ont sauvé, je suis censé être déclaré à l’ambassade de France. On apprendra à la pause suivante que Kader et Samba ont du lâcher l’équivalent de 20€ pour passer le contrôle, sans vraiment de raison apparente. Peut être aurais je du dire au type que l’on était tous ensemble … Autre fait dont il faut parler, c’est le sahraouis le plus blanc qui nous a causé le plus de problème, le racisme est vraiment présent ici, je commence à être mal à l’aise de cette situation et ça n’ira qu’en s’amplifiant.

Road Trip Mauritania

Peu après le levé du soleil on s’arrête dans un village sur la route pour refaire le plein du camion. On veut prendre un petit dèj aussi, le village se réveille doucement. On y restera une bonne demi-heure, on a faillit vendre la Merco mais la transaction ne s’est pas faite. Heureusement car à quatre dans le camion je vois pas comment on aurait fait ! A part cet éventuel acheteur on a pas eu trop de discussion avec la population, au mieux ont nous ignore, au pire on nous jette de petits regards furtifs pas forcément très amicale. Le village est plutôt grand mais il n’y a pas de routes, du sable de partout, des chèvres se nourrissent d’ordures … c’est vraiment ghetto ici ! j’en profite pour faire quelques photos histoire de passer le temps.

Road Trip Mauritania

Ensuite on reprends la route en direction de Nouakchott. C’est long, il fait chaud c’est le désert. Comme on longe la cote il y a quand même un peu de végétation, on croise des petits bleds composé de quelques cases en moellons, c’est le modernisme à la mauritanienne ! Les enfants mènent des troupeaux de chèvres ou de vaches, les animaux sont maigres. Parfois ont croise des camions transportant gravats et ouvriers entassés sur le chargement, le sable vole de toute part quand on se croise, on se croirait au milieu d’une tempête.

Road Trip Mauritania

Peu avant Nouakchott la route devient une autoroute en construction, sur notre droite on peu voir des grillages. Une pancarte indique que les qataris investissent ici, peut être un complexe hôtelier pour magnas du pétrole, ou un golfe ou alors des plate forme pétrolière au large. En fait j’en sait rien mais je m’en fout, je constate que l’on construit 15 bornes d’autoroute juste pour ce chantier et les conditions de travail me font froid dans le dos. Ça pourrait me rafraîchir sous ce soleil de plomb, mais j’avoue qu’à ce moment je ne suis pas vraiment dans l’humour !

Road Trip Mauritania

Sur de grosses machines des ouvriers coulent du goudron, d’autre l’aplanissent avec des rouleaux compresseurs, d’autres passent le balais dessus ! Tous les ouvriers sont noirs, dehors il doit faire plus de 40°C à l’ombre, mais en plein soleil avec les vapeurs de goudrons à combien peu monter la température ? Je n’en ai aucune idée, mais dans la voiture aux fenêtres grandes ouverte je meurs déjà de chaud. Au milieu de ces ouvriers il y a un 4×4 neuf (et en Mauritanie une voiture neuve est un signe d’extrême richesse, même une voiture à peine cabossé c’est rare ! ) avec 3 arabes à l’intérieur. Vu comme ils sont habillés la clim doit tourné à fond, l’un d’eux à un mégaphone et ouvre la vitre pour crier ses ordres aux ouvriers. Je suis révolté par ce que je vois, c’est ahurissant que cela existe mais surtout ce qui est plus ahurissant c’est que nous nous allions à de tels pays alors qu’on en bombarde d’autres pour moins que ça. Je ne suis pas surpris car déjà en France je connaissait la situation du pays, mais quand tu le vois de tes propres yeux c’est plus la même.

Road Trip Mauritania

Nouakchott : la capitale bidonville !

On traverse Nouakchott à la recherche du transport qui me mènera à la frontière sénégalaise. Ici le code de la route n’existe pas, régulièrement on doit éviter une voiture qui roule à contresens, des charrettes tirées par des ânes qui traversent les croisement sans se soucier de la circulation. On s’arrêtera pour faire du change dans un magasin au bord de la route. Le magasin est bondé, à l’entrée il y a un congélateur vieux de plusieurs décénies, tout rouillé avec un ventilateur apparent sans aucune protection. Par deux fois Papis me sauvera la jambe, car je m’en approche trop prêt. Nouakchott c’est vivant mais ça ressemble à un grand bidonville ! Je sais pas ou se situent les beaux quartiers, là où se trouve l’ambassade de France et les hôtels de luxe, mais la ou on passe on se croirait pas dans la capitale d’un pays !

Road Trip Mauritania

Vers midi Papis me dépose au transport, je vais voyager dans un minibus 16 places. Il est temps pour nous de nous séparer, je leur souhaite une bonne fin de voyage et les remercie de m’avoir mené jusqu’ici. Je me dirige vers la compagnie de transport, prends mon billet et commence une attente interminable de trois heures avec en bruit de fond un haut-parleur qui annonce en boucle les différentes destinations et le prix pour chacune d’entre elle. Au bout de quinze minutes j’en peux déjà plus, je me dis que je vais aller faire un tour en attendant l’heure du départ. Au bout de vingt mètres je rebrousse chemin, les regards sont trop hostiles. Je me vois pas trop m’aventurer dans cette ville que je ne connais pas, ou les rues sont principalement faites de sable et ou les gens te regardent comme un rapace regarde sa proie. Je retourne me poser à coter de mon compagnon le haut-parleur, c’est pas si mal, on dirait une prière si on écoute d’une oreille peu attentive. Pour ces raisons je remettrais mon appareil photo dans mon sac à dos sur le toit du minibus, j’ai pas trop envie de me le faire braquer. Ne m’en veux pas si j’illustre la fin de cet article avec des photos du désert avant Nouakchott.

Road Trip Mauritania

Je vais aussi parler avec un des gars qui chargent les camions, ont parlent des revenus en France, du prix des loyers, du coût de la vie. En Mauritanie la vie est rude, mais au final quand tu fais le décompte du salaire de base, qui est environ de 100€ d’après mon interlocuteur, tu te rends compte que la vie est moins cher, même pour eux. Le loyer c’est ‘équivalent de 20€ mais apparemment la plus part des gens sont propriétaires ici. Enfin propriétaire d’une case en parpaing surtout. Mais il reste plus d’argent pour manger que pour un français. Il sera choqué d’apprendre ce qu’il nous reste une fois le loyer, l’eau et l’électricité payée. Si je m’était attendu à ça… J’ai réussi à faire comprendre à un mauritanien que même si nos salaires sont élevés, d’un point de vu budgétaire on est plus pauvre qu’eux ! Quand je lui parle des prix sur la nourriture il a presque la mâchoire qui se décroche. Ici tout le monde à faim, mais tout le monde mange un peu, on est solidaires. Je lui parle un peu de ce que j’ai vu, car la solidarité au Maroc je veux bien y croire, mais ici c’est difficile. Il nie le racisme, il m’explique que c’est ainsi, c’est la tradition, les esclaves servent leur maîtres depuis des siècles et il voit pas trop pourquoi je me mêle de ce qui me concerne pas. Je me rappel ce sahraoui à Dakhla qui voulait me couper la tête si je m’occupait pas de mes affaires, je décide de changer le sujet. De toute façon la conversation était difficile, à moitié en anglais à moitié en français et en arabe.

Road Trip Mauritania

Nouakchott → Rosso-Mauritanie

Finalement le transport partira à 15H30 au lieu de 15H, je suis placé devant, avec le seul passager sahraoui arabe. Il connaît le chauffeur plutôt bien, c’est lui qui fait le DJ dans le minibus, et la sélection musicale me plaît bien, c’est des sons traditionnels sur un beat moderne, ça sonne un peu reggae sur certain morceaux. Je me risque a demander le nom du groupe mais je n’obtiendrait aucune réponse de sa part. L’autre truc qui me choque c’est la ségrégation au sein du bus : Le blanc et l’arabe devant, ensuite juste derrière les noirs sahraouis, ensuite les noirs mauritaniens du sud et enfin les sénégalais ! J’ai l’air d’être le seul choqué par ça.

Road Trip Mauritania

Je vais passer une bonne partie du trajet à dormir. Le décor change, c’est toujours le désert mais la terre redevient rouge et de nombreux arbres sont présent quand même. C’est magnifique, dommage que je n’ai pas l’appareil photo sous la main (les photos que vous voyez sont prisent avant Nouakchott, elles sont juste la pour illustré l’article ) . La route est dans un état lamentable, on roule à 100Km/h et d’un seul coup grand coup de frein, on passe une zone de nids de poules au ralenti, puis le minibus s’envole de nouveau, parfois on passe sur la voie d’en face pour éviter les nids de poules. Notre chauffeur connaît la route par cœur, ça se voit et se ressent vu le nombre d’obstacle qu’il a pu anticiper avant même qu’ils deviennent visibles pour mes yeux. A un moment on s’arrête dans un village, moi tout endormi je ne réagit pas et je me fais littéralement pousser hors de la voiture par mon voisin sahraoui qui ne m’adresse toujours pas la parole. J’avoue que sur le coup une grosse envie de lui foutre mon poing dans la gueule à surgit en moi, mais je n’ai rien fait. C’était l’heure de la prière, il était pressé apparemment. Le reste du trajet se finira sans encombre et vers 17H45 j’arrive à Rosso, la frontière ferme dans 15 minutes.

Road Trip Mauritania

Rosso-Mauritanie : L’autre marre au caïman !

Un ami de France qui était déjà passé par cette frontière m’a donné des consignes strictes : «  à Rosso tu parle à personne, tu va direct à la frontière, t’as besoin de rien évite les transitaires ! » Papis m’avait fait à peu près les mêmes recommandation en me précisant que si j’étais en galère je pouvais demander à Tako, une femme qui tiens un resto à coté de la frontière, apparemment c’est une personne de confiance.

Road Trip Mauritania

Je descend du minibus, récupère mon sac et tout un tas de gens se précipite sur moi. Je me dirige vers le local de la compagnie de transport pour demander mon chemin mais personne me fournira de réponse. Un enfant d’une dizaine d’année, qui à une carriole tirée par un âne, viens vers moi, il me propose de m’emmener à la frontière. On m’avais dit de pas discuter mais je discute, c’est qu’un enfant merde ! Je lui demande si il connaît Tako car vu l’heure j’ai peur que la frontière soit fermée. Il me dit que oui, on s’arrange sur le prix je commence à me diriger vers la charrette. C’est à ce moment précis que les caïmans sortent de leur mare, une dizaine de personne entre 20 et 70 ans. Ils éjectent le gamin qui s’envole sur deux mètres avant de se retrouver allonger au milieu d’une rue en sable remplie de détritus, et une dizaine de mains m’agrippent en essayant de m’emmener chacun vers son transport de fortune ! Quand le type le plus vieux me prends par le bras les autres me lâchent, je me dis que je suis peut être sauvé de cette bande de vautour, tu parles ! Le mec me tire avec plus de vigueur, dans un français de bledard il me dit de le suivre qu’il va m’emmener à la frontière, il commence a me faire mal au bras ce con ! Je me dégage le bras et lui dit de me laisser tranquille, que je devais partir avec le gamin (qui a disparu au passage) et que je vais me démerder tout seul. Et la à ma grande surprise il me regarde et éclate de rire et dans un français des plus correct il me dit : « Toi ? Tu va te démerder ? Ben vas y fais moi rire ! » et il me laisse partir en se foutant de moi.

Road Trip Mauritania

Je n’ai aucune idée d’où se trouve la frontière, mais je fais comme si je savais, je choisit une direction, je tombe sur un militaire. Je lui demande ou se trouve la frontière, bien sur c’est dans la direction opposée. Une fois les explications obtenues, je trouve le poste frontière rapidement. Tout le long du trajet on me siffle, on m’interpelle, on me suit à la trace, moi je fais le sourd, l’épisode du gamin m’a vacciné. Quand j’arrive enfin devant le poste frontière, un militaire est en train de fermer la porte ! Il est déjà 18H20 et il me dit que la frontière est déjà fermée qu’il faut revenir demain à partir de 8H ! Un gars qui me suivait depuis une bonne centaine de mètres vient à ma rencontre. Il me propose de me faire passer la frontière en pirogue, comme un clando, pendant l’heure de la prière ! Je lui dit que c’est pas possible, qu’il me faut un tampon sur le passeport, lui me répond que c’est pas la peine, que je suis blanc et que je me ferrai pas contrôlé. Je suis pas trop sur du truc mais bon, je sais pas quoi faire, je sais pas ou dormir et j’ai pas vraiment envie de passer la nuit ici. J’avoue que je suis pas rassuré. Je décide quand même de le suivre, on se dirige dans une rue un peu plus loin vers un flic qui est dans la combine. Je dois rester un peu à l’écart pendant qu’il discute avec le flic. Ces deux trois minutes d’attente me permettent de réfléchir un peu plus, je décide de laisser tomber et de prendre la carte Tako. Quand Ahmadi revient (oui il s’était présenter le long du trajet) je lui fais part de mes craintes, j’ai pas envie de rentrer illégalement au Sénégal, je veux qu’il m’emmène chez Tako. Lui me réponds que c’est fermé, mais j’insiste pour au moins aller voir.

Une rencontre inattendue !

Le restaurant de Tako est vraiment à deux pas de la frontière, mais il est fermé. Il donne sur une petite place en sable jonchée de détritus. Au centre de la place tout un tas de morceaux de béton m’offrent un siège de fortune, je suis fatigué, mon moral en à pris un coup, je ne sais quoi faire. Je commence à discuter avec Ahmadi sur les options qu’il y a pour dormir ici, il me propose de m’emmener à un hôtel ou je pourrais dormir pour 20€, trop cher pour le coin et de toute façon je peux pas retirer, merci les banques qui m’obligent à dire dans quel pays je suis sinon ma carte sera annulée. C’est une protection contre le vol, c’est gentil mais outre le fait que je me sens espionné sur mes faits et gestes ça me fout dans la merde. Effectivement j’ai déjà signaler à ma banque que je quittais le Maroc et que ma carte me servira au Sénégal. Je suis parti avec quelques euros et j’ai fait du change pour 20€ à Nouakchott. Mais la il me reste pas de quoi payer l’hôtel, et si je refais du change il me restera plus grand-chose en cas de coup dur. J’ai une deuxième carte, c’est une mastercard, mais je galère à trouver des distributeurs qui l’acceptent. Des amis d’Ahmadi se sont attroupé autour de nous, un type d’une soixantaine d’années et un autre autour de la trentaine. Lui parle très bien le français, il à vécu dix ans en France. Il s’appelle Ammadou, on discute un bon moment. Il me dit que si je suis français j’ai des sous pour payer l’hôtel, que c’est pas bien de vouloir gratter. Je lui explique mon voyage, le fait que j’ai pas un budget illimité, on parle de la France, il a vécu un peu à Lyon, beaucoup à Toulouse. Il garde pas un bon souvenir de la France, il sait de quoi je parle quand j’aborde les fins de mois difficiles qui commencent le 15 du mois. Il connais Papis qui m’a transporter, car lui il vend des voitures qui viennent d’Europe au Sénégal. On parle musique, rap. Je sais plus vraiment comment mais j’en viens à parler d’un groupe lyonnais, des amis à moi, D-Tenu. A ce moment ces yeux s’écarquillent, apparemment il connaît un des membres du groupe. Il me pose des questions voir si les connais bien. On en parle un bon moment, je lui montre mon T-shirt que j’ai emmener avec moi. Au bout d’un moment il me propose de dormir chez lui, et que demain je passerais la frontière avec Ahmadi.

Road Trip Mauritania

La proposition est plutôt cool et je l’accepte volontiers. Il est vrai que j’ai pas vraiment d’autres choix mais ce sera plus sympa que de dormir à l’hôtel. On prends un taxi et il m’emmène chez lui, une grande maison ou chacun loue une petite chambre. Il m’explique que c’est la maison à sa mère. Il me laisse prendre une douche et on va manger dans un resto qu’il connaît, c’est lui qui paye le resto afin que je garde les sous qu’il me reste pour payer tout ce que je devrais payer demain. Le repas est bon, je bois du jus de tamarin c’est délicieux. Ensuite on retourne chez lui à pied il est déjà 22H … Ammadou est un gars vraiment cool, il connaît pratiquement tout le monde à Rosso, régulièrement il dépanne un petit billet à quelqu’un. Quand je lui fait remarquer il me rétorque que c’est normal, lui gagne bien sa vie avec les voitures et qu’il faut donner aux gens, Dieu lui rendra. Devant chez lui on discute un peu avec ses amis pendant que je fume ma clope, personne ne fume ici. Ses amis sont sympas eux aussi, on a plein de discussion sur la France, on parle surtout de foot et aussi de politique, les informations circulent aux quatre coins du monde et les réactions sont mitigées. Beaucoup ne saisissent pas vraiment ce qu’il se passe chez nous mais d’autres en on bien conscience. Comme ils constatent que j’ai un esprit critique sur la politique interne de mon pays les langues se délient, je me rends compte que peu de gens aiment la France au final et comment leur en vouloir ? Ce pays qui à fais une décolonisation de façade pour mettre en place ses amis dictateurs afin de s’assurer une indépendance énergétique ne peut pas se faire aimer des gens qu’il maintient dans la misère. Paradoxalement la majorité voudrais bien aller en Europe histoire de faire fortune. Ammadou leur explique que c’est une illusion la fortune en Europe, ils ne seront jamais accepter et vivrons la misère d’une manière plus difficile qu’ici. Plusieurs me demande si je connais des filles célibataires en France afin de les marier, ça me fait sourire, comme si les filles de France allaient se marier avec eux pour me faire plaisir. Vers 23H je décide d’aller me coucher, Ammadou trouve qu’il est encore tôt.. Il me propose de sortir avec lui, on va aller draguer des filles. Je réponds par la négative, il me demande si j’aime pas les filles, je lui réponds que si mais que je suis crevé par ma journée de voyage. Il me donne un dernier conseil sur les filles ici, il faut que ça tape fort, c’est ça qu’elles aiment ! Les mots sont crus mais comme me disait mon pote Laya, l’Afrique c’est pas le continent des couples main dans la main. La tendresse ça existe pas ici apparemment. Je les abandonne donc et je vais me coucher, demain je vais passer la frontière et essayer de me rendre à Dakar en attendant que la fille que j’aurais aimer voir sur Saint Louis y soit, j’ai pas vraiment de date de son retour au Sénégal et pas trop l’envie de l’attendre là bas. J’ai déjà le moral qui est pas au top je suis pas sur que ce soit bon pour moi. Cette nuit là j’aurais du mal à dormir, je me réveillerais souvent, il fait chaud et je fais des cauchemars.

Bac à la frontière de Rosso

Le passage du poste frontière de Rosso

Le lendemain je me réveille vers 7H30, Ahmadi est déjà là, il m’attends pour me faire passer la frontière. Je devais la passer seul cette frontière, mais j’ai plus vraiment le choix, j’ai été bien accueillit, je vais donc payer ma dette de bon cœur. Avant d’arriver devant les grilles je dois mettre mon sac sur une charrette, un type m’aborde pour me vendre un carnet de vaccination déjà près remplis, le vaccin fièvre jaune est pas obligatoire au Sénégal, je laisse tomber j’ai prévu de le faire à Dakar. Amhadi récupère mon passeport et s’occupe des formalités de sortie auprès des douaniers mauritaniens. Ensuite nous nous dirigeons vers le bac mais celui ci ne part pas avant 9H30 et il est a peine 8H15 … on se dirige donc vers les pirogue avec lesquels on va traverser le fleuve Sénégal qui sépare les deux pays. C’est bien plus sympa cette traversée en pirogue, il y a un coté pittoresque, je me prends pour un aventurier.

Les pirogues de Rosso

Me voilà enfin sur le sol sénégalais, on se dirige vers le bureau pour tamponner mon visa d’entrée. Ahmadi connaît tout le monde ici, il prends mon passeport et va le faire tamponner. Le douanier ne verra pas ma tête, apparemment il faut payer 22500 francs CFA, j’y crois pas trop mais Ahmadi insiste, je suis un peu bloqué et décide de me faire arnaquer avec mon consentement. C’est le tarif du transitaire, j’ai accepté de passer avec lui, j’aurais juste apprécier qu’il soit honnête avec moi, mais l’honnêteté n’est pas une valeur plus répandue ici que sur notre vieux continent. Une fois le visa en poche on va enfin sortir du poste frontière, je dois dire que mon passage à été très rapide grâce à Ahmadi qui connaît tout le monde. C’est au moins ça l’avantage de passer avec un transitaire. Et c’est le dernier contrôle avant la sortie, un militaire sénégalais garde la porte, il me regarde de haut derrière ses lunettes de soleil. Je lui tends le passeport il le regarde et me demande le carnet de vaccination. Je lui explique que sur le site du gouvrnement français il est indiqué qu’aucune vaccination n’est obligatoire pour rentrer au Sénégal, donc que je n’ai pas de carnet de vaccination, lui me certifie du contraire et me laisse sur le coté pour s’occuper des autres. Je suis la comme un con a deux mètres du Sénégal (bon techniquement j’y suis déjà mais c’est qu’un poste de frontière ici) Ahmadi me dit qu’il faut lui glisser un petit billet, pour 1000 FCFA je pourrais rentrer sans vaccin non obligatoire … vive le racket ! Bon c’est pas la mort c’est même pas 2€ mais tout est bon pour te tirer un petit billet.

Rosso - Sénégal

Une fois la frontière passée je prends un taxi avec Ahmadi, il connaît le chauffeur qui m’emmène à Richard Toll, première grosse ville du Sénégal ou je vais pouvoir prendre un taxi 7 place pour Dakar. Une fois sur place je fais mon premier retrait au Sénégal afin de « rembourser » tous les frais avancer par Ahmadi, ensuite il me met dans un taxi qui m’emmènera à Saint Louis pour 2200 CFA plus 500 pour mon bagage !

Un taxi atypique

C’est la fin de mes péripéties en Mauritanie ! Bien content d’en être enfin sorti, même si la fin du voyage fut plus agréable que le début j’en avais vraiment marre ! Je vous retrouve bientôt j’espère pour vous raconter mes aventures sénégalaises

Paix et Amour

Slim Sacquet

Facebooktwittergoogle_plus

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire