Le rush Rabat → Marrakech → Moulay Bouzerktoun

Vendredi 20 mai 2016, aéroport international de Rabat Sale

Yo la famille,

ça y est, me voilà au Maroc, cette fois si plus de doute possible, je suis bien sur le sol africain ! Mais revenons un peu dans le temps au moment ou l’avion entame sa descente vers mon Précieux … il est à moi … bon en fait y a pas grand-chose à dire sur cet atterrissage, c’est juste l’introduction à l’introduction de mon histoire. Ah si quand même, mon problème de compression du tympan droit m’a fait souffrir grave, trop rapide la descente en avion pour mon pauvre tympan, mais à part ça tout va bien… à part la moutonnerie des gens qui m’a un peu saoulé, je suis quand même parti pour échappé à ça entre autre. Pourquoi les gens applaudissent quand un avion se pose ? Le pilote c’est quand même sont taff de poser des avions, et il doit pas se planter souvent, car l’erreur est fatale presque à chaque fois … c’est comme si t’applaudit le dentiste qui t’a pas fraisé la gencive, encore heureux c’est son taff … moi quand je ramassais des déchets dans les rivières ou aux abords, les gens balançaient leur ticket perdant de grattage sous notre nez tout en feignant ne pas entendre les éventuelles remarques … du coup vu que c’est un peu le sujet en ce moment, je dirais que non tout les métiers ne se valent pas, d’un coté on applaudit le pilote d’avion qui te garde en vie sur le court terme. Par contre celui qui essaye de garder en vie la nature, que l’on détruit chaque jour par chacune de nos actions, on préfère l’ignorer alors que si tu pousse la réflexion au delà du bout de ton nez tu t’apercevra que sauver la nature c’est nous sauver sur le long terme, nous en tant qu’espèce et pas toi en tant qu’individu. Et dans l’applaudissage du pilote mon esprit tordu ne peut y voir que cette société individualiste qui applaudit d’être vivante alors que son monde crève sous ses yeux et qu’elle croit, par je ne sais quel opération de la Sainte Science, qu’elle sera sauvée. Je sais ce que tu te dis, c’est qu’un détail, une goutte d’eau, il va pas s’arrêter de nous faire chier avec ses morales à la con ? Ben non, et je peux dire que le peu que j’ai déjà vu en trente six heures au Maroc me donnent pas envie de me calmer à ce niveau … domaaagge fromaaage, nikniknak, le carnage épistolaire à commencer ! T’imagine bien que si je fais un blog c’est pas juste pour te parler des pas que je fais les uns après les autres sur le sol d’Afrique. Le but de ce blog c’est aussi de vous parler des petits trucs qui me titillent et qui m’ont poussé à prendre mon baluchon

Bienvenue au Maroc !

Voilà revenons à nos moutons, tu sais ceux qui applaudissent quand l’avion atterrit, qui se précipitent vers la sortie dès son arrêt pour être le premier à descendre, être le premier devant le poste de douane, le premier à ramasser son sac, le premier à se faire allumer par la compagnie des taxis blanc ! Moi en bon mouton noir, ben je me suis mis au fond du troupeau, le temps de savourer vingt culs avant de s’avouer vaincu … non, c’est pour le jeu de mot, mes yeux avaient d’autres choses à observer que les déhanchements éventuels. D’abord ce qui me frappe en descendant sur le tarmac c’est le nombre de flics et militaires sur cet aéroport. Moi qui croyait être dépayser ..! Mais très vite quelques chose me frappe en les regardant. Ce n’est ni un tonfa ni une balle en caoutchouc, mais leur attitude inhabituelle. Les mecs sourient et parlent aux gens sans retenue. L’hospitalité marocaine n’est pas une légende et je l’ai ressentie dès mon arrivée à l’aéroport. Ils ont ouvert un guichet de douane exprès pour les poussettes et les personnes âgées car l’attente étaient longue devant les guichets. En France on paye des intérimaires pour ça, et encore il faudrait que ça nous traverse l’esprit, mais ici le chef de la police aux frontières de l’aéroport déplace lui même les pots de fleurs pour permettre aux poussettes de passer, c’est lui qui porte la valise de cette mamie. Heureusement j’avais les bras bien attachés aux lanières de mon sac sinon ils m’en seraient tombés tellement fort qu’ils auraient visiter les sous sol de l’aéroport! Formalité d’entrée au Maroc sans encombre, la douanière super sympa. On a bien rit ! Quand elle me demande ma profession, je lui réponds :

« – Je suis bûcheron.

– Ah vous coupez les animaux

– Euh non madame, moi je coupe des arbres !

– Vous travailler pas à la boucherie ?

– ah non, ça c’est le boucher ! »

et la on a sourit puis rigoler ensemble. Vraiment super impression ces flics marocains. Et pas juste sympa car tu es un touriste européen, mais sympa avec tous. Alors je suis pas naïf non plus, ils sont respectueux et gentil quand tout va bien, après pour le reste c’est sûrement comme chez nous, je pense pas qu’ils te matraquent en te demandant si la femme et les enfants vont bien ! Ça c’est le premier vrai changement, et ça me confirme que j’ai fait le bon choix.

Il me faut maintenant trouver où acheter une puce de tel. Rien dans l’aéroport, a part un bureau de change. J’en profite pour échanger soixante euros contre 648 dirhams, ce qui au final est pas si pire, car au taux actuel j’aurais du touché 653, ça va 5 dirhams de commission, c’est pas non plus la mort, ça fait même pas 50 cts.

De RBA à la Septième

Me voilà en route vers le bus qui pourrait m’emmener à la gare routière pour partir sur Marrakech. Je sors de l’aéroport, patrouilles de flics et militaires partout. Une longue fil de taxi m’attends, moi je veux prendre le bus car j’ai lu quelques part que les taxi blancs de l’aéroport de Rabat Sale c’est l’arnaque au tourisme, et qu’il vaut mieux marcher 2km pour chopper un taxi bleu, qui eux ne sont pas a l’aéroport car ce sont des taxis qui restent dans la ville. Enfin bref, je vois le bus garer de l’autre coté des taxis. Je commence à allonger le pas. Là un type me stop en me demandant si je cherche un taxi, je lui dit non, je veux prendre le bus, il me dit c’est le même prix. Je lui demande si il sait ou trouver une puce pour le tel, il me propose d’appeler avec son tel, je décide de bipper mon frère, mais la puce est bloquée à l’international, impossible d’appeler un numéro français. Je lui rends le tel et je me rends compte que le bus est parti ! J’essaye de tourner un peu pour savoir ou sont les taxis bleus, mais je trouve personne pour m’indiquer le lieu ou ils sont planqués. Retour aux taxis, là le type revient, « tu veux un taxi ? » mais il n’y en a plus, ils sont tous partis. Il m’emmène un peu plus loin sur un parking ou y a le chef des taxis (un truc que je découvrirai plus tard il y a toujours un chef des taxis qui distribuent les courses). Il me demande ou je veux aller. Gare routière de la CTM. 300 dirhams !! Je savais qu’il faut négocier même quand ça te parait pas cher, mai la j’ai l’impression de me faire pigeonner direct !!

« – 300 ? c’est pas possible, c’est trop cher !

– C’est le prix mon ami

– C’est pratiquement aussi cher qu’en France

– Non, à Rouen j’ai fais 16 km pour 28€

– Ben c’est ce que je te dit, c’est aussi cher qu’en France

– C’est le prix.

– Pas grave, je vais réfléchir »

Je commence à partir, la le pélot me rattrape

« – Combien tu veux payer ?

– 200

– C’est pas assez

– Pas grave je vais trouver autre chose »

Il se retourne, s’adresse aux chauffeurs en arabe, je comprends rien bien entendu. Et là il me dit qu’il y a un chauffeur qui est d’accord pour m’emmener pour 200 … bon, j’ai pas envie de galérer, faut pas que je loupe le bus car j’ai pas long si je veux voir mon frère et qu’il me mette en contact avec ses potes marocains. Je pars donc avec Abdeslam, petite visite de Sale, puis de Rabat, c’est joli mais très européen quand même. Il m’explique que 250 dirham pour la course ça serait mieux, que personne d’autre voulait m’emmener parce que c’est loin et que le prix c’est 300, mais que lui il aime bien travailler avec les français, il me parle de ses client français, directeurs à la SNCF ou patrons d’entreprise de BTP (ils construisent actuellement un TGV de Casablanca à Tanger). La visite est sympa, Abdeslam aussi, on discute de plein de trucs, il y a presque 40 min de ville, toujours tout droit ou presque. C’est pas toujours facile de comprendre avec l’accent, tout le long il me parle de la septième, c’est seulement en arrivant devant la gare routière de la CTM que je comprends qu’en fait c’est la CéTiéMe dont il me parle. J’aime ces petits quiproquo , je suis heureux d’être parti et comme un gosse je m’amuse de tout. Abdeslam m’explique ou trouver une puce, ou trouver de quoi me nourrir. Je lui donne ses 250 dirhams et vais acheter mon billet de bus. C’est 145 dirhams pour aller à Marrakech ! J’enregistre mon bagage, paye en espèce car la carte n’est pas acceptée, il me reste environ 250 dirahms, à ce train la je vais me ruiner le premier jour !

Une puce, un kebab, un sher et yalah !

Une fois le billet payé, libérer de mon gros sac, je vais me chercher un truc à manger et une puce. Je prends la petite rue parallèle au grand boulevard. Je retombe sur un autre grand boulevard j’y trouve une puce pour 30 dirhams, j’ai maintenant un numéro marocain. Je bip le fréro, pas de réponse … bon, j’en profite pour commander à manger à un kebab. Je discute avec le pélot du kebab. Il me demande si je fume, il me donne une boulette et me dit de rouler, comme ça en plein milieu du boulevard avec un flic accoudé sur une barrière 10 mètres plus loin. Je suis pas trop chaud mais il me dit que c’est tranquille, alors voilà, mon premier shler au Maroc. On le fume sous les yeux du flic tout en discutant de mon séjour au Maroc, je lui parle de mon projet il me parle de son pote qui est parti en Tunisie par la route avec son sac à dos. Il m’explique que le stop ça marche au Maroc, mais qu’il est toujours de bon ton de proposer un petit billet en descendant. Vraiment les gens sont accueillant ici. Mon kebab est prêt, 24 dirhams, plus 4 dirhams que je donne à Hakim pour le bédot, parce que j’ai bien compris qu’il voulait me vendre un morceau, mais bon j’ai pas envie d’acheter, je veux en profiter pour arrêter. En tout cas j’ai encore bien été accueillit même si derrière on a toujours un truc a te vendre. C’est le jeu de toute façon. Je mange mon kebab en retournant à la gare routière, il est moins épais qu’en France mais il est bien meilleur. Les tomates ont du goût, les oignons sont fris et un peu sucrés, la salade est pas cuite, et la viande à bon goût. Par contre les frites sont dégueulasse, elles ont le goût de poisson, tout est frit dans la même huile. Pas grave, je vois un petit groupe de chiens errant qui se prélassent sous un porche et je fais quatre heureux.

Mon tel sonne enfin c’est le fréro qui rappel. Cool, je lui explique que j’ai trouvé un bus qui arrive deux heures plus tôt que prévu à Marrakech, il me dit qu’il va voir comment faire pour que je me fasse récup à Marrakech et que j’arrive dans la nuit à Moulay Bouzerktoun comme ça le lendemain on peut se faire la journée ensemble. Me voilà à la gare routière, il me reste théoriquement trente minute avant de prendre le bus, en réalité ce sera plutôt cinquante. Le bus est blindé, je suis placé sur les premiers sièges, avec grande vue sur la route.

CTM Rabat

Rabat → Marrakech : autoroute de nuit, autoroute de l’ennuie

Il est presque 22H quand ont décolle de la gare routière, on prend le boulevard, la circulation est toujours aussi dense. Il y a des barrages de flics assez souvent, avec herse, ils contrôlent pas, ils regardent juste les voitures qui passent, ou jouent aux dominos, ou rigolent avec un passant… On prends l’autoroute. Je me dit que je pourrait dormir un peu mais pas possible, mes yeux regardent tout, tellement longtemps que j’attends, je suis curieux. Il fait nuit, c’est la pleine lune et finalement il y a pas grand-chose a voir le long d’une autoroute a part des panneaux de sorties écrits en arabe et en français. Ça me permet d’observer la conduite marocaine. D’un point de vue conduite pure les mecs sont comme les français. Ils déboîtent à l’arrache, il roulent à cheval sur deux voies … par contre ils sont bien plus calmes et compréhensifs sur les erreurs des autres. Quand le bus fait un appel de phare à un mec qui roule sur deux voies, la voiture se rabat en faisant un coup de warning pour dire merci ou pour s’excuser, j’en sais rien en fait. Mais cette mentalité me plaît, les gens conduisent mal, on s’adapte, on anticipe et on s’énerve pas … bon y en a quand même qui s’énerve sûrement mais c’est pas comme la France ou tout le monde s’insulte à chaque carrefour, à chaque dépassement, ou chaque queue de poisson.

Au niveau de la route pas grand-chose à dire, c’est long, je suis impatient. Mon frère me rappel et m’explique qu’ils ont trouvé personne pour me récupérer à la gare routière, que quand j’arrive je trouve un taxi et je l’appel … ça va encore coûter un bras cette histoire, il dit qu’au max c’est 60€, qu’il les paiera. Ça me paraît pas cher pour les 2H30 de route qu’il restera par rapport au taxi à Rabat, mais il me dit que c’est le prix normal, 600 dirhams, ses potes ont l’habitude … bon, ben on verra sur place alors, bisous à toute. Le trajet est interminable, je somnole vaguement les vingt dernières minutes et on arrive enfin à bon port il est pas loin de 2H du mat. Une fois mon sac récupérer je me dirige direct aux taxis, je rappel mon frère, il me dit de lui filer le chef des taxis, que son pote Asri va lui parler. Après cinq minutes de palabres, le mec me fait signe et on se dirige vers un vieux tacot merco des années 80. Le mec me rends mon tel, Asri m’explique que le gars va m’emmener à bon port, mais juste que je m’assure qu’il prenne la route côtière vers le nord au rond point dix kilomètre avant Essaouira, il y a une route 17 km plus loin en direction de la mer, c’est l’entrée de Moulay Bouzerktoun. On raccroche, on charge la voiture… et yalah, c’est tipar, la dernière ligne droite au sens propre comme au figuré

Marrakech → Moulay Bouzerktoun : Combien qu’il reste de bornes ? C’est quand qu’on arrive ?

Mon chauffeur s’appelle Abdelhakim, il me demande si je conduit, je lui réponds que j’ai pas le permis, ça l’a bien fait marrer. On commence a rouler dans Marrakech direction le poste de police, il doit faire tamponner un papier au cas où on tombe sur un contrôle de flic. Ensuite on commence a prendre cette longue ligne droite qui relie Marrakech à Essaouira, au bout d’une dizaine de kilomètres on prend un petit chemin entre deux champs et on récupère un gars au milieu de nulle part. C’est un deuxième chauffeur, Abdelhakim a pas envie de faire toute la route apparemment, je comprends ça doit être vraiment chiant cette ligne droite sans fin … on repart, le trajet jusqu’àu fameux rond point se passe sans embrouilles, pas de flics, rien … parfois on croise des chiens errants, des chevaux tirent des charrettes sur le bas coté, donc a moitié sur la route, le chauffeur est habitué, il voit les problèmes bien avant. Dans le tacot on fume du kif, à la pipe, c’est sympa mais c’est pas mon kif, si tu me permet ce brin d’humour. Je fume quand même, je voudrait pas froisser mes hôtes. Par contre le son est terrible, un groupe marocain dont j’ai pas retenu le nom, une fusion entre musique gnawa, reggae, parfois un peu rap. Super ambiance.

On arrive au fameux rond-point et on prend la route vers le nord, j’ai pas bien le temps de lire le panneau mais je vois pas marqué route côtière dessus. On roule 17 km et on s’arrete ! Il n’y a rien ici, c’est la cambrousse totale.!je comprends bien qu’il sait pas trop ou il va, je commence a appeler mon frère, pas de réponse, il s’est endormi, il est 4h30, c’est normal, moi aussi le sommeil commence à me gagner. On tourne sur la route, on s’arrête à la mosquée, on se renseigne sur la compète de windsurf savoir où elle se trouve, on demande si les mecs savent ou habitent Boujma, champion du Maroc de windsurf, je me dit que les gens doivent connaître… tu parles, au mieux les gens connaissent le nom. Moi je me rappelle que de Moulay, j’ai oublié le reste du nom du village, mais je savais pas que des Moulay y en a plein par ici, étymologiquement c’est un village construit autour d’une mosquée. C’est comme être paumé en France, chercher Saint André de Corcy et se rappeler que Saint, t’as pas l’air con avec ça ! C’est pas gagné et mon frère qui réponds toujours pas. En plus de dormir il doit être sur vibreur ! Mon chauffeur perds de plus en plus patience. Je lui dit de me laissé à la mosquée sur le bord de la route, que je vais le payer et attendre que les gens se réveillent qu’on vienne me chercher, on doit pas être trop loin ! Il me dit 800 dirhams, je lui dit que le prix c’était 600 (je savais pas qu’ils avaient convenu de 700 au tel), il commence a s’énerver en me disant que même 800 c’est donné, que c’est pas le prix pour un touriste. Je lui explique que de toute façon si je le paye c’est en euros, j’ai pas la somme en dirhams, il me dit pas de problème. Je lui donne 80€. mais la il me dit qu’on va encore chercher un peu, il roule fait des demi tours, demande à d’autres chauffeur de taxi. Depuis le début son français n’est pas terrible mais plus ça avance moins on se comprends … à un moment donner on s’arrête devant la pub d’une chambre d’hôte a trois kilomètre de là. Il appel le numéro, explique un truc en arabe, sûrement qu’on se comprends pas, et me passe le téléphone. J’explique mon problème au réceptionniste, il me dit que la compète ne peut être que dans trois endroits, il me les cite et il y a Moulay Bouzerktoun dans le tas … là on est bon on va savoir ou on va. Je lui repasse le chauffeur à qui il explique ou se trouve le lieu.

Et on repart. L’ambiance est plus tendue depuis que je l’ai vexé sur le prix du trajet, et puis il est presque six heures du mat, le jour commence à se lever, tout le monde est fatigué, je n’ai qu’une envie c’est arrivé me poser et dormir … encore vingt minute de route, en fait on était sur la route intérieure. On a commencé par la traversée d’un marché de bestiaux qui se mettait en place, ensuite on a prix une belle route sinueuse qui descendait les collines en direction de la côte, la première route a virage depuis le départ. La vue est magnifique, le temps est brumeux mais on dirait un peu la garrigue dans les landes. Ensuite la route côtière et un peu au loin l’entrée de Moulay Bouzerktoun. C’est le moment que choisit mon frère pour m’apeller^, il dit de suivre la route qui traverse le village et je le retrouve sur le trotoir. Le chauffeur réclame 200 dirhams de plus à mon frère pour le temps passé. On donne sans se poser de question, c’est un peu cher certes, sûrement plus proche du prix touriste, mais cependant je peux pas m’empêcher de comparer à la France, nos taxis ont des compteurs, on a tourner comme des cons pendant une heure trente parce que sur deux frangins y en a pas un pour être un peu moins à l’arrache que l’autre. Chez nous le chauffeur se serait vénere, nous aurait planter ou aurait laisser tourner le compteur et la facture serait vite monter. Mon budget pour le Maroc vient d’en prendre un coup mais c’est pas grave, la suite du trajet sera beaucoup plus roots. J’ai retrouvé mon frère, je vais pouvoir profiter avec lui 24H, il est 6H30. Je vois Asri en éclair qui va finir sa nuit dans son lit. Avec mon frère on se couche dans les canap, et on discute en s’endormant, comme quand on était gosse à part que la sarabande n’a pas durée des heures, ni même des minutes.

Enfin arrivé oh yeah !

Je suis arrivé, heureux et cette petite nuit de trois heures sera remplis de rêves aux couleurs orientales. Je m’endors en pensant à vous qui êtes en France, et a la journée du lendemain avec mon frère

Le classic des frangins

Paix et Amour

Slim Sacquet

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3 commentaires

  1. Naka
    29 mai 2016
    Répondre

    Mdrrr wech le frero……..
    Ah gro l’hospitalité des marocains est legendaire mais l’envie de billets aussi lol c’est mondial ca .
    Ouai les lignes droites au Maghreb c’est chaud , j’en avais fait une en Tunisie t’as l’impression d’etre dans un monde parallèle ou le temps s’est arreté lol .
    Content que tu sois arrivé a bon port , mais putin c’est comment cette tronche ? On dirais t’as 70 piges lol .
    T’es parti depuis si longtemps ?! mdrrr

    Passe le bonjour au petit frere , prends soin de toi , fais confiance mais pas trop et surtout KIFFFFFF MON AMI……

    Naka.

  2. david bayle (rivière)
    29 mai 2016
    Répondre

    petite étape pour ton long trajet. profites bien. c’est vrai que t’as l’air d’avoir pris 20 piges. bonne pérégrination africaine . A+
    continu ton blog,c’est cool.

  3. valerie
    31 mai 2016
    Répondre

    Salm Thomas, Labess?

    Florine me fait découvrir ton blog et oh surprise! On aurait presque pu se croiser au Maroc et peut etre à Marrakech!!!
    Je suis arrivée le dimanche 22 puis direction Ouarzazate et Zagora puis Mhamid……Le grand sud marocain direction le desert…..
    Fin mai c’est la dernière limite des trop grosses chaleurs mais c’est encore possible de s’enfoncer direction les dunes guidée et accompagnee par les dromadaires et ces derniers nomades hommes du desert qui parle peu, en tout cas pas pour ne rien dire mais qui rigolent tout le temps, avec toujours le sourire aux lèvres et un profond respect pour la vie, l’amitié, la nature…..REncontre avec les nomades, (les derniers sur cette planète qui naissent vivent et meurent dans le desert, qui vivent avec pas grand chose et ont pour seule force celle de leur coeur. On a pris une tempète de sable qui nous a obligé à nous arréter et bivouaquer avec les gardiens du seul puit qui relie Zagora à Mhamid, une expérience unique et inoubliable……
    Je suis rentrée dimanche 29 dans la fraicheur verte et humide du Haut Doubs et je n’ai qu’une seule envie: REPARTIR!!!!!!!
    Et quand je pense que l’on aurait pu se croiser!Incroyable!
    Ton frère cherche toujours un moniteur de planche pour l’été?
    J ai tjrs l’adresse de ce mec moniteur qui cherchait du boulot, si jamais!

    Profite bien de ton voyage et vogue la galère,un jour avec un jour sans,
    Je pense bien à toi, et c’est quoi ta prochaine destination?
    Je te souhaite une belle route et debelles rencontre et à bientot,
    Inch alah

    Velérie

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